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Caval'Air Jazz Festival 2013
Marc Laferrière, Parrain du Festival 2013

 
Marc Laferrière - Photo Sud-Ouest (Tous Droits Réservés)
 
Le choix du parrain est toujours un moment fort de la préparation d'un festival de jazz. Le parrain est cette grande figure du jazz qui donnera au festival sa couleur, et le placera sous les meilleurs auspices. De grands noms du jazz ont déjà endossé ce rôle - Franck Avitabile, Robert Manoukian, Claude Bolling - et c'est à un saxophoniste de renommée internationale que nous confions ce quatrième Caval'Air Jazz Festival, Marc Laferrière.
 
Marc Laferrière

Marc Laferrière est incontestablement un fils spirituel de Sidney Bechet. Comme pour beaucoup de jeunes musiciens français, l'installation en France du grand saxophoniste-clarinettiste américain et la fulgurance de son génie furent pour lui un évènement et un éblouissement.
 
Il abandonne sans hésiter le cornet à pistons et opte définitivement pour le saxophone soprano, instrument délicat dont il maîtrise assez vite les multiples difficultés. En peu de temps, sa sonorité se clarifie, son attaque gagne en décision et son doigté se délie.
 
Son vibrato est léger et beaucoup moins serré que celui de Bechet. Tant mieux ! il n'a pas l'intention d'imiter servilement le maître mais de se forger sa propre personnalité. Il y réussit parfaitement et de tous les saxophonistes soprano qui ont poussé comme des champignons dans le sillage de Sidney, il reste certainement celui qu'on identifie le plus facilement dès les premières notes.
 
Marc Laferrière s'affirme très tôt comme un leader né. Il est fait pour le rôle de chef d'orchestre et sait parfaitement en assumer toutes les responsabilités. Il entend donc bien mener sa carrière à son gré, en suivant ses propres idées. Par chance, il ne se trompe pas. La justesse de ses vues sur ce que doit être un orchestre, des relations qu'il doit avoir avec le public, avec les autres musiciens et avec le monde du spectacle, se révèlera finalement comme la clef de son succès et de sa popularité
 
Avec son talent, c'est cette popularité qui le caractérise le mieux.
 

Comment devient-on populaire ? en enregistrant des dizaines de disques ? en participant à d'innombrables programmes de télévision ? en sillonnant la France et le monde d'un concert à l'autre ? en présentant sa propre émission de radio ? en voyant ses compositions devenir des musiques de génériques que tout le monde à dans l'oreille ?...

 

Ça aide, c'est certain... mais ça ne suffit pas.

 

Marc Laferrière est populaire auprès des organisateurs car lui-même et ses musiciens bénéficient d'une réputation de sérieux et de professionnalisme que peu d'orchestres peuvent revendiquer.

 

Avec les medias, et en particulier avec la presse, il sait se montrer avenant et disponible, sans être jamais obséquieux.

 

Mais sa grande force vient sans aucun doute des contacts privilégiés qu'il entretient avec le public. Il sait mieux que personne le charmer, l'émouvoir, le faire rire à l'occasion, et lui faire regretter que la soirée soit déjà finie. Hors de scène, même à bout de forces après un concert, il accepte tous les contacts avec son public. Mieux !... il les recherche.

 

Alors qui est Marc Laferrière ?... Un cocktail !
 
Dans un saxo soprano, verser une part confortable de talent, autant de professionnalisme, beaucoup de simplicité, ajouter quelques belles mélodies, du rythme à volonté, et saupoudrer le tout d'une bonne dose d'humour. Secouer en musique, et servir bien frais. Le public en redemande !
 
 
A propos du Caval'Air Jazz Festival, Marc Laferrière nous dit...

"Le premier contrat de mon orchestre de « Jazz de la Nouvelle-Orléans », c'était au début de sannées soixante pour la saison d'été au Casino de Bandol.
 
Le tromboniste de la formation avait sa famille à Cavalaire et m'a hébergé deux mois durant : c'est dire à quel point je suis heureux d'accepter l'honneur qui m'est fait de parrainer cette nouvelle édition du Caval'Air Jazz Festival et de retrouver, dans ce cadre exquis et privilégié, mes souvenirs de jeunesse et de début d'une traversée de plus de cinquante années du monde du jazz, ses publics, ses musiciens, ses clubs et ses festivals…
 
Un grand plaisir pour moi que de rencontrer des personnalités qui sont la vie de cette musique, et que je connais bien, du dynamique Caroline Jazz Band au Trio Rosenberg (ce qui se fait de mieux en Jazz Manouche, dont je suis « fan » pour les avoir entendu dans plusieurs festivals, à Sannois et à Salbris en particulier…), à la pétulante et tellement talentueuse et charismatique Nicolle Rochelle dont j'ai partagé deux fois la scène cette année, quel bonheur !... et LE Julien Brunetaud, arrivé au sommet de son art pianistique aux multiples facettes, et le légendaire « Glenn Miller », juste hommage rendu à celui qui a véritablement popularisé le jazz en France (ainsi que Sidney Bechet d'ailleurs…).
 
A ce grand plaisir donc, va s'ajouter pour moi celui de découvrir ceux que je n'ai encore jamais rencontrés, précédés d'une flatteuse réputation : Marcia Maria, princesse de la Bossa Nova (j'adore !...), et Benjamin Toury, son Blues et son vigoureux Boogie dont on m'a vanté le talent.
 
Oui, vraiment, je suis impatient de déguster avec gourmandise ces quatre jours de septembre à Cavalaire : Grand et sincère Merci à tous les responsables de Caval'Air Jazz Festival de m'y avoir convié."
 
Marc Laferrière
Parrain de l'édition 2013