Le Bombyx Disparate

 

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lymantria_dispar_mhnt.cut_.2012.0.357_col_de_cricheto_bastelica_male.jpg, par Patrick

 
Attaque du Bombyx Disparate, nouveau communiqué de la ville de Cavalaire sur Mer
 
De nombreux feuillus, et plus particulièrement les chênes lièges sont fortement attaqués par le Bombyx Disparate. Bien que notre commune soit modérément impactée par cette attaque, nous souhaitions vous informer que les arbres atteints, même s'ils sont entièrement défoliés, ne sont pas morts. Pour refaire des feuilles, ils devront simplement puiser dans leur réserve.
 
En ce qui concerne la régulation de la population du bombyx disparate, l'association des communes forestières du Var précise que cette dernière devrait naturellement se réguler dans les 2 à 3 ans grâce aux prédateurs et aux facteurs climatiques. Ainsi, et compte tenu de la régulation naturelle prévisible, il est extrêmement important de ne pas intervenir de manière individuelle et d'utiliser des traitements chimiques ou autres.
 
Pour rappel, la période de défoliation est limitée à quelques mois de début avril à fin juin environ, ce qui correspond sur le cycle biologique du bombyx au stade de la chenille.
Attention il ne faut pas confondre le bombyx disparate avec la chenille processionnaire du pin.
 
Plus d'informations via environnement@cavalaire.fr ou sur www.cofor83.fr
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bombyx_attaque_.png, par Patrick

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bombyx2.png, par Patrick

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miseaj2_plan_de_localisation_-_attaque_bomyx_disparate_04_07_2019.jpg, par Patrick

Communiqué du 26 Juin 2019

Une nouvelle culmination de la chenille du bombyx disparate a été détectée

Une nouvelle culmination de la chenille du bombyx disparate a été détectée sur l'ensemble du massif forestier qui longe la RD 98 depuis Bormes-les-Mimosas et jusqu'à la Môle en passant par la RD 559 du Rayol à Cavalaire.
 
Le bombyx disparate est un insecte ravageur qui se nourrit principalement de feuillus, pouvant provoquer des dégâts de défoliation très importants, comme c'est le cas cette année. Les arbres semblent être morts mais ce n’est pas le cas.Cette défoliation génère un stress pour l’arbre qui doit puiser dans son stock de réserves pour produire à nouveau des feuilles. Les défoliations totales ne durent généralement que deux ans et sur des peuplements à l'état sanitaire faible.
 
Il n’existe aucun traitement possible à ce stade de développement de la chenille. Il n’y a aucun risque d’irritation ni pour les humains, ni pour les animaux contrairement à la chenille processionnaire.
 
Enfin, pour le cas spécifique du chêne liège, il est fortement déconseillé de réaliser des opérations de levée de liège, car cela rajoute un stress à l'arbre qui pourrait lui être fatal. Il s’agit d’invasion épisodique qui peut intervenir tous les 9 ou 10 ans.
 
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bombyx2.jpg, par Patrick

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En savoir plus...

Lymantria dispar, appelé le Bombyx disparate sous sa forme imago ou la Spongieuse sous sa forme chenille, est une espèce d'insectes lépidoptères (papillons) de la famille des Lymantriidae (ou des Erebidae selon les classifications).

Cet insecte est considéré comme un ravageur des forêts de feuillus, notamment les chênaies, dans l'hémisphère nord. Les dégâts sont dus aux chenilles qui se nourrissent des feuilles de nombreuses essences d'arbres. C'est une espèce envahissante en Amérique du Nord

Cette espèce de papillons existe de nos jours dans tout l'hémisphère nord. Lorsqu'il fut introduit en Amérique en 1869, par Étienne Léopold Trouvelot, il s'y multiplia en devenant un véritable fléau. En Europe, il s'attaque aux chênaies et parfois aux arbres fruitiers des régions chaudes. Il pullule certaines années et les troncs des arbres sont alors littéralement recouverts de pontes protégées par les poils clairs que la femelle prélève de son abdomen.

Répartition : Amérique du Nord, Europe, Afrique du Nord et Asie centrale.

Cette espèce a été introduite en Caroline du Nord en 1993. Il a fallu dépenser 19 millions de dollars pour l'éradiquer dans un délai de quatre ans.

Il n'y a qu'un cycle de reproduction par an.

La femelle dépose ses œufs en août par paquets d'une centaine à mille deux cents sur les branches et les troncs d'arbres mais on peut en trouver en n'importe quel endroit abrité et pour les papillons des régions portuaires, il arrive qu'elle ponde sur des navires. Au moment de la ponte, les œufs sont couleur chamois mais ils se décolorent au cours des mois d'hiver. L'œuf est la forme hivernale de l'insecte. Il peut supporter le gel sans problème et au plus l'hiver aura été froid, au plus vite les œufs écloront aux premiers rayons chauds du soleil du printemps.

Avant d'abandonner ses œufs, la femelle les recouvre de poils qu'elle prélève au niveau de son abdomen. Beaucoup de prédateurs trouvent ces poils irritants et ils assurent ainsi une certaine protection. Six à huit mois plus tard, les œufs écloront et donneront naissance aux chenilles.

Les jeunes chenilles, dans leur premier stade, au printemps, ont la particularité de pouvoir se laisser transporter par le vent. Dès le 2e stade, les chenilles sont très voraces et polyphages. En début de journée, elles grimpent au sommet des arbres sur lesquels elles se trouvent afin de s'y nourrir, puis redescendent se protéger au bas du tronc durant la nuit5. Fin juin ou juillet, elles vont former des chrysalides entourées de fils de soie fixés aux rameaux et au feuillage des plantes-hôtes4. Les papillons vont émerger en juillet-août.

La lutte s'appuie sur la prévision des infestations et sur l'utilisation raisonnée des insecticides microbiologiques ou le piégeage de masse avec les pièges à phéromones sexuelles de synthèse.

 

 

Le charançon rouge
Quels sont les insectes ravageurs du palmier ? Sur le territoire Cavalairois est plus particulièrement présent, le Charançon rouge.
 
PREVENTION
Afin d'éviter l'infestation d'un palmier, quelques mesures simples peuvent prévenir une attaque précoce.
1- Surveiller régulièrement les Phoenix surtout P. canariensis et éviter de garder des rejets au pied des P. dactylifera.
2- Tester la solidité des palmes surtout si l'une d'elle commence à se décaler par rapport aux autres palmes de la couronne
3- Ne tailler que les palmes sèches, les palmiers ne sont pas faits pour être taillés en « ananas ». Si des palmes vertes doivent être retirées, toutes les plaies doivent être couvertes avec un mastic, une glu ou un goudron végétal le plus rapidement possible.
4- Ne tailler un palmier qu'en dehors des mois de sortie du charançon tailler de janvier à mars en évitant les gelées.
5- Exiger un passeport phytosanitaire pour tout palmier en container particulièrement pour les Phoenix importés d'Espagne ou d'Italie (et ne pas hésiter à demander des garanties de reprise)
6- Contacter la DRAF-SRPV (Service Régional de la Protection des Végétaux) ou la Commune de Cavalaire en cas de symptômes douteux
7- Rester informé régulièrement de l'état de progression de l'infestation et des moyens de lutte possibles.
 
COMMENT LES PARTICULIERS PEUVENT-ILS AGIR ?
Actuellement, aucun traitement ne peut être fait par le particulier. Le seul moyen est de faire appel à un professionnel. Une liste des entreprises agréées est disponible en Mairie.
N’hésitez pas à prendre contact avec le Service Environnement : 04 94 00 11 52 ou le service Espaces Verts : 06 07 10 60 53 pour plus de renseignement.
 
 
Le moustique-tigre
Les bons gestes pour chasser les moustiques
 
Par arrêté préfectoral du 1er mai 2011, le préfet du Var a adopté le plan d’anti dissémination du chikungunya et de la dengue dans le département du Var. Les moustiques, et notamment l’AEDES ALBOPICTUS, sont effectivement présents dans le Var et à Cavalaire.
 
Par cet arrêté préfectoral du 1er mai 2011, et plusieurs réunions tenues en présence de Monsieur le Préfet du Var, des représentants du Conseil Général du Var, de l’Agence Régionale de Santé et de l’Entente Interdépartementale de Démoustication, le rôle des différents services a été précisé. Il est important de bien différencier la lutte dite « de confort » de la lutte « anti vectorielle ».
- La lutte anti vectorielle comprend d’abord une surveillance permanente et un réseau d’alerte. En cas de maladie avérée transmise par un moustique, la lutte « d’éradication » est de la compétence exclusive du préfet du département et du Conseil Général, et de leur bras armé l’EID. Les techniques d’éradication des insectes, les procédures, la dangerosité des produits employés obligent à respecter de nombreuses précautions, et c’est pourquoi les communes ne sont pas habilitées à opérer ces traitements.
- La lutte « de confort » concerne la lutte contre les piqures de moustiques… or, tant les communications des services précités (préfecture, ARS, département, EID…) que les articles parus dans la presse locale, indiquent que les moustiques vivent au plus près de chez vous et se déplacent peu, notamment le moustique tigre, entre 60 et 100m autour de son lieu de naissance.
 
La préfecture estime que 80% des moustiques pourraient être supprimés par des gestes simples, réalisés par les habitants eux-mêmes. L’essentiel est de supprimer les eaux stagnantes, même en toute petite quantité…Pas d’humidité, pas de lieu de ponte, et donc disparition des insectes. En plus, il convient de différencier les différentes espèces de moustiques : l’AEDES ALBOPICTUS est un insecte diurne, et pique surtout en début de journée et en fin d’après-midi…les autres moustiques étant plutôt actifs la nuit.
 
Tous les moustiques ont besoin d’eau pour se reproduire. Chaque femelle peut pondre 200 œufs qui se transforment en larves puis en moustiques au bout de 7 jours environ. En supprimant les eaux stagnantes autour de votre domicile, vous éliminez les lieux de pontes éventuels.
 
QUELQUES GESTES SIMPLES :
- Jardinières : arrosez-les de manière contrôlée de sorte à avoir un terreau humide, mais jamais d’eau stagnante.
- Soucoupes sous les pots de fleurs, vases, seaux : videz-les souvent.
- Vases : remplacez l’eau des vases par du sable humide.
- Réserves d’eau (bidons, bacs pour arrosage) : couvrez-les d’une moustiquaire ou d’un tissu.
- Bassins d’agrément : entretenez-les régulièrement. Vous pouvez également y introduire des poissons rouges, friands de larves.
- Piscines : entretenez-les en permanence. Hors saison, videz-les ou bâchez-les. Toujours en évitant la stagnation d’eau.
- Gouttières, rigoles d’évacuation : entretenez-les régulièrement, vérifiez leur bon écoulement.
- Matériels de jardin, jouets, pneus, réceptacles potentiels d’eau : videz-les, retournez-les ou rentrez-les.
 
Ces gestes sont rappelés sur le site du département (www.var.fr) et sur le site de Cavalaire « www.cavalaire.fr. Conscient de la prolifération de ces insectes, le Maire a fait former par l’EID un membre du personnel communal, et fait approvisionner des produits larvicides autorisés par la loi, ceci, afin de traiter, si nécessaire, les eaux stagnantes situées sur le Domaine Public.

Mais la lutte contre les moustiques passe impérativement par l’élimination des eaux stagnantes, et donc par une action de tous les Cavalairois.