Protection des Plages

 

Tant sur le plan économique qu'environnemental, sur ses plages comme au port, la Ville se doit de préserver une qualité irréprochable de l'eau et du milieu marin. La commune de Cavalaire déploie de véritables « plans de gestion » des plages, de façon à proposer aux usagers une qualité des eaux de baignade garantie par des indicateurs fiables.

 

LE PROJET DE PROTECTION DES PLAGES

Les plages de Cavalaire-sur-Mer sont soumises à une érosion généralisée résultant notamment de la présence du port et d’ouvrages à usage d’habitation construits en bord de mer, en limite du Domaine Public Maritime, au niveau de la plage. La commune souhaite mettre en place des ouvrages de protection des plages pour limiter l’érosion du littoral tout en favorisant la colonisation du site par les espèces.

 

L’HISTOIRE DES PLAGES : UNE PRESSION ANTHROPIQUE FORTE

Les éléments issus de photographies aériennes, de l’analyse bibliographique (Blanc (1975)) ou encore des données telles que des relevés topo/bathymétriques permettent de retracer l’historique de l’évolution du trait de côte au court des cent dernières années. Cette évolution a été analysée au regard des impacts anthropiques et des effets hydrodynamiques : la construction historique d’une voie de Chemin de Fer de Provence venant « contrarier » la courbure naturelle du trait de côte de la baie de Cavalaire depuis plus d’un siècle, située le long de la section la plus exposée aux impacts de la houle, et la construction des infrastructures portuaires et d’épis à l’extrémité Sud-Est de la baie et d’épis. L’ensemble a résulté en l’appauvrissement du stock sédimentaire de la plage au nord des épis, avec pour conséquence un fort impact des houles de tempêtes sur les infrastructures en haut de plage.

 

UN CONTEXTE ÉCOLOGIQUE ET ENVIRONNEMENTAL EXCEPTIONNEL

La Baie de Cavalaire-sur-Mer abrite de nombreux habitats d’intérêt communautaire et différentes espèces patrimoniales protégées (principalement : posidonia oceanica, cymodocea nodosa et pinna nobilis).

Par ailleurs la baie fait l’objet d’un suivi par l’Observatoire marin, depuis plusieurs années, qui a mis en évidence une aire naturelle d’excellence. L’implantation d’ouvrages de protection contre l’érosion doit ainsi prendre en compte la situation de ces espèces qui constituent le patrimoine de la commune.

 

PROGRAMME DU PROJET

Suivant les préconisations de la stratégie nationale de gestion intégrée de la zone côtière GIZC, des aménagements et méthodes combinés sont proposés pour protéger et stabiliser les plages. Ces aménagements consistant en des ouvrages immergés, de type brise-lames, et des rechargements de plage en sable.

Les travaux se subdiviseront en deux secteurs :

1  -  Plage sortie ville (côté Est) :

  • Une série de brise-lames immergés parallèles au rivage, sur environ 600m de long ;
  • Une butée de pied de plage sur l’ensemble du linéaire ;

2  -  Plage dite du centre-ville (côté Ouest, le port) :

  • 3 brise-lames positionnés perpendiculairement et au droit de chaque épi existant ;
  • Une opération de rechargement en sable commune aux deux secteurs

 

L’OPPORTUNITÉ D’UN SITE PILOTE POUR UN PROJET D’ÉCO-CONCEPTION

Les brise-lames immergés sont de plus en plus étudiés (en particulier aux Etats-Unis, en Australie, dernièrement en Europe). Ils font l’objet de nombreux programmes de recherche notamment sur la nature, la durabilité et l’efficacité de matériaux artificiels (notamment géotextiles ou géocomposites…).
En parallèle, de nombreux travaux s’intéressent aux récifs-habitats artificiels pour les organismes marins benthiques, algues, crustacés, mollusques et poissons.

Partant de ce constat, avec une volonté forte de la part du Maitre d’Ouvrage d’intégrer une composante majeure d’Eco-conception au projet, un Marché de Partenariat Innovation sera proposé dont l’objectif affiché sera :
Le développement d’un récif artificiel à double vocation : le développement faune-flore et la protection du littoral.

Avec un projet visant à favoriser l’accueil d’une faune et d’une flore riches et diversifiées, c’est ici l’opportunité de réaliser, sur la zone d’étude de Cavalaire-sur-Mer, d’un site Pilote. Cette expérimentation à grande échelle serait alors la finalité, en situation réelle d’un développement dans ce domaine et serait une référence pour d’autres sites présentant la même problématique.

 

DOCUMENTS À CONSULTER

  • Avant Projet Détaillé – PDF 11 mo
  • Protection des plages : scénario 1
  • Protection des plages : scénario 2

 

Les Gardes du Littoral

 

UNE BRIGADE AU SERVICE DE LA NATURE

 

Depuis le 1er février 2015, 2 postes de gardes du Littoral ont été créés.
Les agents intégrés dans ce nouveau service sont deux fonctionnaires territoriaux déjà en poste depuis plusieurs années au sein des services techniques de la Ville de Cavalaire : Nicolas VAUTRAVERS et Franck CANEPA.

Sur notre territoire, le Conservatoire du Littoral possède pas moins de 300 ha de terrain, répartis entre les sites de Pardigon et la Corniche des Maures. Par convention de Gestion avec le Conservatoire du Littoral, la commune a l’obligation de gérer ces sites.
Les différentes missions attribuées aux gardes consistent donc à surveiller ces espaces, les entretenir, établir un suivi faunistique et floristique mais également à sensibiliser et éduquer les visiteurs aux bons gestes et au respect des lieux.

L’objectif pour la commune est de retrouver des sentiers praticables et entretenus, de valoriser ses sites naturels et de permettre de développer un réseau de nouveaux sentiers sur notre territoire afin de faire découvrir à tous, la richesse de notre patrimoine naturel.